On a pour habitude de définir la liberté comme « Faire ce que l’on veut » et de considérer comme non-libre celui qui n’a pas le pouvoir de faire ce qu’il veut. C’est pourtant là un lieu commun qui entretient de multiples confusions. Nous nous efforcerons donc ensemble d’opposer à ces confusions des distinctions de concepts, ce qui est proprement penser. Avant que d’espérer parvenir à une « idée claire et distincte », pour reprendre la terminologie cartésienne, rendant possible la définition, il convient de chasser l’obscurité de notre esprit encombré par des confusions et des pseudo-évidences. C’est pourquoi notre propos et nos échanges seront d’abord centrés sur ce que n’est pas la liberté et en proposer ensuite une définition.